FÊTONS LINUX

Et maintenant…

L'éducation

Quand on parle d'informatique, on parle indifféremment de la science, de la technique et des usages. Dans un monde où les besoins en informaticiens dépassent de beaucoup le nombre de ceux que l'on forme et dans un monde où les ordinateurs sont dans toutes les mains et de toutes les formes, il est urgent de les différencier.

Les usages, qui appartiennent à tout un chacun, et qui évoluent au gré des mises à jour et des
monopoles, appartiennent évidemment à la formation continue, et aux diverses prestations de service. Ils n'ont pas leur place dans la formation à diplôme (HES/CFC) car trop volatiles.

La technique, elle, appartient aux Hautes Ecoles et Ecoles professionnelles qui ne forment pas des utilisateurs le temps d'une version, mais bien des professionnels dans leurs domaines. A l'Université revient la science, son innovation, sa compréhension… A l'école obligatoire, dont le seul devoir est de former des citoyens, la préhension, la découverte de la science, seules capables de lui donner l'autonomie nécessaire à entretenir les libertés démocratiques leur permettant de construire demain.

La mutualisation

Si le développement de la mutualisation par l'offre a déjà permis l'essor de nombreuses solutions Libres et Open Source (le Web, systèmes d'exploitation, ERP, CMS), la mutualisation par la demande peine à se mettre en place face au modèle économique du « client captif ». Par crainte ou incompréhension, dans lesquels les monopoles se plaisent à les maintenir, les entrepreneursclients ne commencent qu'à peine à trouver ou appliquer des alternatives. Pourtant la mutualisation est monnaie courante. Les routes, payées par la multitude en fonction de leurs moyens, sont gratuites et largement utilisées. Sans que cela n'empêche des méthodes de financement intermédiaires d'exister (comme la vignette  d'autoroute).

Si l'ECA est un exemple évident de mutualisation face aux risques ; les faîtières, les chambres de commerce et les associations (professionnels ou amateurs) et les services qu'elles offrent ou peuvent offrir sont une mutualisation par les besoins qui sont les bases idéologiques des forges logicielles et des communautés qui ont créé, accompagnent et entretiennent le développement du Libre et de l'Open Source (FOSS – Free and Open Source software).

Réapproprier à chacun sa place est la seule façon d'assurer un avenir économique, à l'ère de l'information. Parce que le Logiciel Libre a toujours maintenu le code (la technique) au centre de sa vision de l'informatique (la science), il est une opportunité au travers de ses valeurs (l'usage) d'entretenir un monde numérique fait de choix et d'ouvertures et non de monopoles et de dépendances.

En permettant à l’utilisateur de contribuer, on obtient de meilleurs résultats qu’en le contraignant à rétribuer
François Elie